Viande
Benoît Meunier, Martin Harnicek
Monts Metalliferes - 2026
9782494990081
Dans une cité dystopique totalitaire, bâtie autour des halles, la seule nourriture disponible est la viande humaine des cadavres et des criminels, échangeable contre des tickets. Interdits de parler ou de se réunir, les habitants, affamés permanents, ne cherchent qu'une chose : obtenir de la viande, par tous les moyens, légaux ou non. Mais le moindre écart est fatal, et puni d'"abattage" par la police, car il faut bien livrer les bouchers en viande fraiche...
Après avoir percé à jour le fonctionnement de la cité, et menacé d'être lui-même abattu, le narrateur fuit et découvre l'existence de sociétés pacifiques à l'extérieur des enceintes de la ville, où les gens se parlent, s'aident, s'aiment, se marient... Une seule condition pour y vivre : renoncer à la viande humaine.
Ça commence comme ça :
" C'est un fait : il était tout à fait déraisonnable de ma part d'entrer dans les halles. J'aurais dû m'en rendre compte dès mon arrivée, m'en rendre compte et partir. Du reste, ça m'est sans doute venu à l'esprit, mais la fatigue et le désir de me déplacer au milieu de ce déluge de viande étaient plus forts que toute considération rationnelle. "
Ce roman de Martin Harnicek, auteur étrangement oublié des lettres tchèques, est un coup au cœur, un cauchemar jouissif pour tout amateur de littérature étrange, mais un cauchemar tout de même, une dystopie cannibale de haute tenue, un monument de la littérature anti totalitaire.
" C'est un fait : il était tout à fait déraisonnable de ma part d'entrer dans les halles. J'aurais dû m'en rendre compte dès mon arrivée, m'en rendre compte et partir. Du reste, ça m'est sans doute venu à l'esprit, mais la fatigue et le désir de me déplacer au milieu de ce déluge de viande étaient plus forts que toute considération rationnelle. "
Ce roman de Martin Harnicek, auteur étrangement oublié des lettres tchèques, est un coup au cœur, un cauchemar jouissif pour tout amateur de littérature étrange, mais un cauchemar tout de même, une dystopie cannibale de haute tenue, un monument de la littérature anti totalitaire.