Bien-être
Nathan Hill, Nathalie Bru
Gallimard - 2024
9782072999901
À l'aube des années 1990 à Chicago, en pleine bohème artistique, un homme et une femme vivent l'un en face de l'autre et s'épient en cachette. Rien ne semble les relier - elle est étudiante en psychologie, lui photographe rebelle. Mais lorsqu'ils se rencontrent enfin, le charme opère et l'histoire d'amour démarre aussitôt entre Elizabeth et Jack. Ils ont la vie devant eux et, même si leurs rêves et leurs milieux divergent, ils sont convaincus que leur amour résistera à l'épreuve du temps. Mais qu'en est-il vingt ans plus tard ? Une fois que le couple s'est embourgeoisé, qu'il se débat avec un fils tyrannique, que le désir s'éteint à petit feu et que les rêves s'oublient ? L'achat d'un appartement sur plan devient alors le révélateur de tous les désaccords entre Elizabeth et Jack. Au fond, étaient-ils faits l'un pour l'autre ? Bâti avec de malicieux va-et-vient dans le temps, Bien-être est la fresque épatante d'un amour dont le décor, Chicago, perd son âme à mesure que les sentiments s'abîment. Nathan Hill y décortique le couple et l'état de la middle class avec un panache, une ingéniosité et un humour irrésistibles. Du grand roman américain au souffle palpitant.
Ça commence comme ça :
" Il vit seul au troisième étage d'un vieil immeuble en brique sans vue sur le ciel. Quand il regarde par la fenêtre, il ne voit que sa fenêtre à elle - de l'autre côté de l'étroite ruelle, presque à portée de main, où elle vit seule, elle aussi, au troisième étage d'un autre vieil immeuble. Il ne connait pas son prénom, ni elle le sien. "
Avec ce deuxième roman (après le non moins génial Les fantômes du vieux pays), Nathan Hill confirme son talent inimitable pour exposer l'âme américaine : dans le Chicago bohème des années 90, un amour nait, qu'on va suivre pendant plusieurs décennies. Plein d'humour et de rebondissements, le roman tourne autour d'une question qui peut sembler absurde : l'amour a-t-il quelque chose à voir avec l'effet placebo ?!
" Il vit seul au troisième étage d'un vieil immeuble en brique sans vue sur le ciel. Quand il regarde par la fenêtre, il ne voit que sa fenêtre à elle - de l'autre côté de l'étroite ruelle, presque à portée de main, où elle vit seule, elle aussi, au troisième étage d'un autre vieil immeuble. Il ne connait pas son prénom, ni elle le sien. "
Avec ce deuxième roman (après le non moins génial Les fantômes du vieux pays), Nathan Hill confirme son talent inimitable pour exposer l'âme américaine : dans le Chicago bohème des années 90, un amour nait, qu'on va suivre pendant plusieurs décennies. Plein d'humour et de rebondissements, le roman tourne autour d'une question qui peut sembler absurde : l'amour a-t-il quelque chose à voir avec l'effet placebo ?!