La danse de l'eau
Pierre Demarty, Ta-Nehisi Coates
Le Livre de Poche - 2022
9782253937609
Le jeune Hiram Walker est né dans les fers. Tout ce qui lui est resté de sa mère, c'est un pouvoir mystérieux. Pouvoir qui lui sauve la vie le jour où il manque se noyer. Après avoir frôlé la mort, il décide de s'enfuir, loin du seul monde qu'il ait jamais connu.
Ainsi débute un périple plein de surprises, qui va entraîner Hiram de la splendeur décadente des plantations de Virginie à la guérilla acharnée au coeur des grands espaces américains, du cercueil esclavagiste du Sud profond aux mouvements dangereusement idéalistes du Nord. Alors même qu'il s'enrôle dans la guerre clandestine qui oppose les maîtres aux esclaves, Hiram demeure plus que jamais déterminé à sauver la famille qu'il a laissée derrière lui.Dans son premier roman, Ta-Nehisi Coates livre un récit profondément habité, plein de fougue et d'exaltation, qui rend leur humanité à tous ceux dont l'existence fut confisquée, les familles brisées, et qui trouvèrent le courage de conquérir leur liberté.Une variété formelle exaltante. C'est très beau. Le Monde.Prix Transfuge 2021 du meilleur roman anglophone.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre Demarty.
Ça commence comme ça:
"Et c’est le seul endroit où j’aurais pu l’apercevoir, là, sur le pont de pierre, une danseuse drapée de bleu diaphane, parce que c’est ainsi qu’ils avaient dû l’emmener, quand j’étais petit, à l’époque où la terre de Virginie était encore rouge comme la brique et rouge de vue, et, même si d’autres ponts enjambaient la rivière Goose, c’est celui-ci qu’ils avaient dû lui faire traverser, pieds et poings liés, car c’est par ce pont qu’on accédait à la grand-route qui s’enfonçait en serpentant entre les collines vertes jusqu’au bas de la vallée avant de bifurquer dans une direction, une seule, et cette direction était le sud."
Ce très beau texte est moins un roman sur l'esclavage - abordé ici de manière originale, à partir des croyances africaines - qu'une réflexion sur la liberté: qu'est-ce qu'être libre, au delà de l'absence de chaines ? E t que fait-on de sa liberté recouvrée, pour soi et pour les autres ?
"Et c’est le seul endroit où j’aurais pu l’apercevoir, là, sur le pont de pierre, une danseuse drapée de bleu diaphane, parce que c’est ainsi qu’ils avaient dû l’emmener, quand j’étais petit, à l’époque où la terre de Virginie était encore rouge comme la brique et rouge de vue, et, même si d’autres ponts enjambaient la rivière Goose, c’est celui-ci qu’ils avaient dû lui faire traverser, pieds et poings liés, car c’est par ce pont qu’on accédait à la grand-route qui s’enfonçait en serpentant entre les collines vertes jusqu’au bas de la vallée avant de bifurquer dans une direction, une seule, et cette direction était le sud."
Ce très beau texte est moins un roman sur l'esclavage - abordé ici de manière originale, à partir des croyances africaines - qu'une réflexion sur la liberté: qu'est-ce qu'être libre, au delà de l'absence de chaines ? E t que fait-on de sa liberté recouvrée, pour soi et pour les autres ?