La Morelle noire
Marielle Leroy, Teresa Moure
La Contre Allée - 2026
9782376651987
Être reine, comme Christine de Suède, et refuser de prêter son corps pour donner un héritier au trône ; ou herboriste et guérisseuse, telle Hélène Jans - une sorcière, diront certains -, et défier l'ordre établi ; ou encore thésarde irrévérencieuse, à l'instar d'Inés Andrade, digne héritière d'une longue lignée matriarcale... Les héroïnes de La Morelle noire s'affranchissent et se soustraient aux assignations en tout genre. Et, ce faisant, elles affirment qu'une autre lecture de l'histoire, trop souvent écrite uniquement par les hommes, est possible.
Suivre les pérégrinations émancipatrices de ces trois femmes libres - en passant par Stockholm, puis Amsterdam, et jusqu'à un petit village de Galice où l'on découvre une malle aux parfums capiteux de framboise et de morelle noire - agit comme un sortilège irrésistible et exaltant.
Teresa Moure compose avec La Morelle noire un herbier précieux, un ouvrage habilement cousu d'histoires intimes, de remèdes, de croyances, de sororité, de coutumes et de soins.
Ça commence comme ça :
" En ce printemps, Stockholm peine à se réveiller de sa léthargie hivernale. Les oiseaux n'ont pas encore fait leur réapparition, encore moins les fleurs et les papillons, les arbres ont conservé leur nudité et on dirait même que les jours ont du mal à s'allonger après un hiver aussi rude que celui qui s'est abattu sur ces terres bénies du septentrion. "
Sous ce titre intrigant se cache un roman ample, construit en quatre pans qui sont les vies de trois femmes, trois esprits magnifiques, libres et éclairés.
Christine de Suède, souveraine qui écourta son règne dans sa volonté viscérale de ne pas céder à l'obligation de se marier et de donner un héritier au trône ; Hélène Jans, herboriste et magicienne (ou sorcière, c'est selon), mère du seul enfant de René Descartes ; et Inès Andrade, étudiante en philosophie qui boucle sa thèse sur Descartes. Même si le philosophe traverse l'ensemble du roman, il est surtout un prétexte pour mettre en lumière les choix et affranchissements de ces femmes magnifiques.
Un roman cousu d'une multitude de récits, de narrations et de thèmes, agencés en une joyeuse et magistrale traversée historique, écoféministe et sensible de ce qu'être femme peut aussi vouloir dire. Un roman qui nous grandit, nous ouvre, nous illumine !
" En ce printemps, Stockholm peine à se réveiller de sa léthargie hivernale. Les oiseaux n'ont pas encore fait leur réapparition, encore moins les fleurs et les papillons, les arbres ont conservé leur nudité et on dirait même que les jours ont du mal à s'allonger après un hiver aussi rude que celui qui s'est abattu sur ces terres bénies du septentrion. "
Sous ce titre intrigant se cache un roman ample, construit en quatre pans qui sont les vies de trois femmes, trois esprits magnifiques, libres et éclairés.
Christine de Suède, souveraine qui écourta son règne dans sa volonté viscérale de ne pas céder à l'obligation de se marier et de donner un héritier au trône ; Hélène Jans, herboriste et magicienne (ou sorcière, c'est selon), mère du seul enfant de René Descartes ; et Inès Andrade, étudiante en philosophie qui boucle sa thèse sur Descartes. Même si le philosophe traverse l'ensemble du roman, il est surtout un prétexte pour mettre en lumière les choix et affranchissements de ces femmes magnifiques.
Un roman cousu d'une multitude de récits, de narrations et de thèmes, agencés en une joyeuse et magistrale traversée historique, écoféministe et sensible de ce qu'être femme peut aussi vouloir dire. Un roman qui nous grandit, nous ouvre, nous illumine !